Alors que la Corée du Sud affiche le taux de fécondité le plus bas au monde avec 0,78 enfant par femmes l’année dernière, la lutte contre la baisse de la natalité est devenue un défi national. Dans ce contexte, les partis politiques viennent de dévoiler leurs promesses électorales en la matière pour les législatives prévues en avril.
Le Parti du pouvoir du peuple (PPP) a annoncé, d’abord, qu’il rendrait obligatoire le congé paternité payé d’un mois et ferait déclencher automatiquement les congés parentaux à la seule demande des concernés. Il compte aussi augmenter le plafond du montant de l'indemnité mensuelle à 2,1 millions de wons, soit 1 440 euros, et introduire cinq jours de congé par an destinés à la garde d’enfants.
Autres initiatives : notifier aux entreprises les indices liés aux horaires flexibles des employés parents et créer une prime pour les travailleurs qui partagent les tâches de leurs collègues en congé parental. Afin de réaliser ces projets, le PPP compte fonder un ministère chargé des affaires démographiques.
Quant au Minjoo, il a promis d’accorder un prêt bancaire de 100 millions de wons, ou 68 800 euros, aux nouveaux couples mariés pendant dix ans. Il compte également réduire le capital emprunté en fonction du nombre de leurs enfants. Ensuite, il entend verser le même montant à chaque enfant sous forme d’allocation en espèce et de fonds financiers.
La première force de l’opposition de centre-gauche a également pour projet de fournir un logement de taille maximale de 85 m² aux couples jusqu’à dix ans après leur mariage, cela aussi, dépendant de leur nombre de bébés.
Les nouvelles formations politiques prévoient, eux aussi, rendre publics sans tarder leurs engagements pour encourager les habitants à avoir plus d’enfants.