Le tribunal du district central de Séoul a acquitté, vendredi dernier, Yang Seung-tae, l'ancien président de la Cour suprême, et ce de l'ensemble de ses 47 chefs d'accusation.
Ce verdict de première instance fait alors craindre que ce grand scandale d'abus de pouvoir judiciaire ne soit réduit qu’à une simple affaire de dérive de quelques personnes de niveaux inférieurs de l'institution. Elle serait alors présentée comme le résultat des actions de « simples exécuteurs » qui auraient suivi les ordres venus d'en haut.
En effet, treize des quatorze accusés ont déjà été jugés par la cour de première instance. Ou alors, leur peine a déjà été confirmée par la Cour suprême. Mais au total, seuls deux anciens juges ont été désignés comme coupables.
Yim Jong-hun, ancien directeur adjoint de l'Administration nationale des tribunaux, qui a joué le rôle de « l'exécuteur du plus haut rang » dans cette affaire, risque grandement d’être jugé coupable. Le procès au tribunal de première instance aura lieu au début du mois prochain. Cependant, beaucoup s’accordent pour dire que sa culpabilité et sa responsabilité ne seront que partiellement punies.
Alors, même cette possible condamnation n'arrivera pas à convaincre l’opinion publique. Cela fait maintenant sept ans depuis le début des procès qu’elle attend la conclusion de cette affaire.
Pour rappel : Yang Seung-tae a été accusé pour abus de pouvoir et obstruction à l'exercice du droit pour ne citer qu’eux. Il aurait ainsi injustement influencé des procès politiquement sensibles sous l'administration de la présidente destituée Park Geun-hye. C’est la première fois qu'un président de la plus haute juridiction du pays est jugé pour des crimes liés à l'exercice de ses fonctions.