La Corée du Sud et les Etats-Unis ont tenu, hier, à Séoul, leurs huitièmes consultations économiques dites de haut niveau, connues sous leur acronyme anglais SED.
Le pays du Matin clair y a été représenté par sa seconde vice-ministre des Affaires étrangères, Kang In-sun, et les USA par Jose Fernandez, sous-secrétaire d'Etat chargé de la croissance économique, de l'énergie et de l'environnement.
Les orientations provisoires sur les entités étrangères préoccupantes (FEOC) prévues par la fameuse loi américaine sur la réduction de l’inflation (IRA) ont été au cœur des discussions.
Kang a alors demandé à l’administration de Fernandez de faire en sorte que les entreprises sud-coréennes bénéficient, dans les plus brefs délais, des crédits d’impôt et des subventions dus à l’IRA à la hauteur de leurs investissements aux USA.
Sur la liste des FEOC en question, dévoilée en décembre dernier, figurent la plupart des entreprises chinoises. L’administration de Joe Biden a alors annoncé que les véhicules électriques fabriqués à l’aide de leurs minéraux et composants ne seraient pas éligibles aux subventions. De quoi inquiéter les constructeurs et les producteurs de batteries sud-coréens, qui sont très fortement dépendants de l’empire du Milieu pour ces matières.
Les deux parties ont en outre convenu de poursuivre leur coopération dans le cadre du Partenariat pour la sécurité des matériaux (MSP). Il a été initié par les Etats-Unis en vue de diversifier les chaînes d'approvisionnement en minéraux essentiels comme le graphite.