Les menaces militaires de Pyongyang visent à transformer la péninsule coréenne en une zone de conflit permanent similaire au Moyen-Orient, et il ne faut pas entrer son jeu. C’est ce qu’a déclaré le ministre sud-coréen de la Réunification, ce matin, dans une émission de la radio de SBS. Pour Kim Young-ho, la Corée du Nord tente d’exacerber l’inquiétude sur la sécurité nationale et de diviser l’opinion publique à l’approche des législatives prévues en avril. Il a aussi ajouté que céder à son intimidation ne permettra pas de défendre la paix dans la région.
Le haut officiel a ensuite réagit aux paroles du dirigeant nord-coréen qui avait qualifié les relations intercoréennes « d’état de guerre entre deux pays hostiles ». Il les a analysées comme étant une stratégie pour renforcer la cohésion du régime en détournant l’attention vers la crise extérieure.
Toujours d’après le ministre, en vertu des articles 3 et 4 de la Constitution, le gouvernement a le devoir de poursuivre l’objectif d’une réunification pacifique, fondée sur la démocratie libre. Et en dépit de la déclaration de Pyongyang de renoncer à la réconciliation avec Séoul, l’administration de Yoon Suk-yeol publiera cette année une nouvelle vision sur la réunification qui prendra le relais de celle établie par l’ancien président Kim Young-sam il y a trente ans. Ce dernier a souligné que la nouvelle version devrait s’adapter davantage au changement des relations intercoréennes et aux circonstances internationales actuelles.