Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a convoqué, samedi dernier, l’ambassadeur de Russie à Séoul, Guéorgui Zinoviev. La raison : la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a eu des propos déplacés vis-à-vis de Séoul. L’institution se devait donc de riposter.
En effet, le 31 janvier, le président sud-coréen Yoon Suk-yeol avait déclaré que la Corée du Nord était le seul pays à avoir inscrit le droit à l’utilisation de l’arme nucléaire dans sa constitution. Selon lui, c’était une mesure irrationnelle et déraisonnable. Maria Zakharova avait alors réagi, le lendemain qualifiant ce commentaire de « grossier et biaisé ».
Le vice-ministre adjoint sud-coréen des Affaires étrangères, Chung Byung-won, a alors fait savoir à Guéorgui Zinoviev que Séoul regrette profondément le soutien inconditionnel de Moscou à Pyongyang. Selon lui, le Kremlin ferme les yeux sur les agissements de son allié, et critique par la même occasion de manière très irrespectueuse le chef d’un Etat de droit. Il a enfin rappelé que de telles réactions ne peuvent qu’aggraver les relations entre les deux nations.
Le diplomate russe a, de son côté, attentivement écouté la position de Séoul, et a répondu qu’il en fera un rapport à son gouvernement dans les plus brefs délais.