A l’approche du Nouvel An lunaire, le président de la République a accordé à la KBS un entretien exclusif. Lors de cette interview préenregistrée et diffusée hier soir, Yoon Suk-yeol a répondu aux questions du présentateur du JT de 21h, au Bureau de Yongsan.
Pendant environ 100 minutes, le chef de l’Etat a abordé une variété de sujets et présenté les grands axes de l’action de son équipe gouvernementale.
Le dirigeant a commencé son entretien en annonçant qu’il entendait « gérer activement » les prix des produits de grande consommation. Avant de souligner qu’il est aussi très important de mener une réforme médicale et de lutter contre la baisse inquiétante de la natalité.
Sur la politique intérieure, Yoon a souhaité voir l’Assemblée nationale collaborer elle aussi avec l’exécutif, même si les oppositions y sont majoritaires, et ce pour les intérêts nationaux.
S’agissant de la polémique autour du sac à main de luxe, que son épouse est accusée d’avoir accepté, l’ancien procureur général a indiqué qu’il aurait mieux valu refuser froidement de recevoir celui qui le lui a offert. Les faits datent de septembre 2022, mais ils ont été dévoilés en novembre dernier. Cette affaire a alors secoué le pays. Pourtant, le locataire du Bureau de Yongsan a tenu à dénoncer « une manipulation politique », et ne s’est pas excusé.
Volet actualité internationale. Selon Yoon Suk-yeol, les relations se sont réchauffées entre Séoul et Tokyo après sa prise de fonction et sont maintenant orientées vers l’avenir. Les deux voisins et les Etats-Unis cherchent à faire preuve de leur leadership commun à travers leur coopération trilatérale et pour la paix et la stabilité dans l’Indopacifique comme dans le monde. Et, selon lui, il n’y a pas de problème majeur concernant les échanges commerciaux avec la Chine.
Interrogé sur le régime de Kim Jong-un, le numéro un sud-coréen l’a une nouvelle fois qualifié d’irraisonnable, avant de souligner que, de ce fait, Séoul doit renforcer la sécurité nationale. Cela dit, il a estimé peu réaliste l’idée avancée par certains sud-Coréens, selon laquelle leur pays devrait lui aussi se doter d’armes nucléaires.
Enfin, Yoon a terminé son entretien en souhaitant rester dans les mémoires de ses concitoyens un chef de l’Etat de cœur, qui aimait les enfants et qui avait préparé l’avenir de son pays par le développement scientifique et technologique.