La représentante spéciale du département d’Etat américain pour les droits de l’Homme en Corée du Nord, arrivée hier à Séoul, a été reçue aujourd’hui par le ministre des Affaires étrangères. Sans surprise, la coopération sud-coréano-américaine visant à promouvoir les droits humains dans le nord de la péninsule a été au cœur de la rencontre entre Julie Turner et Cho Tae-yul.
Le ministre s’est alors déclaré préoccupé à l’égard du fait que la situation n’ait pas changé, et ce, même dix ans après la publication d’un rapport de la Commission d’enquête dédiée des Nations unies (COI). En 2014, cette instance y avait accusé le régime de Kim Jong-un de graves violations des résolutions du Conseil, mais aussi des droits de l’Homme.
Le chef de la diplomatie a également affirmé s’attendre à travailler en plus étroite collaboration avec les Etats-Unis et le Japon sur le dossier. D’autant que les trois pays sont membres du Conseil de sécurité de l’Onu et que les relations Séoul-Washington sont plus solides que jamais.
L’ancien ambassadeur auprès des Nations Unies a aussi affiché sa volonté d’élargir ses efforts diplomatiques afin de trouver une solution aux questions liées aux transfuges nord-coréens, aux sud-Coréens enlevés par Pyongyang ainsi qu’aux prisonniers de guerre du Sud, détenus toujours au Nord.
Avant de repartir, l’émissaire américaine doit rencontrer plusieurs hauts responsables gouvernementaux concernés par les droits de l’Homme dans le pays communiste. Elle sera également présente à un événement marquant le dixième anniversaire du rapport de la COI.