A peine créé, et déjà dans la tourmente. Le Nouveau Parti de la réforme (NRP) se fracture. L’un de ses deux co-présidents, Lee Nak-yon, a annoncé aujourd’hui que sa formation « Nouvel avenir » revenait sur la fusion avec celle dirigée par son homologue Lee Jun-seok.
Pour rappel, le NRP est une force fraîchement lancée en vue des législatives d’avril. Il a regroupé cinq petits mouvements fédérant les anti-Yoon Suk-yeol comme les anti-Lee Jae-myung, le patron du Minjoo, la première formation d’opposition. Deux fronts totalement opposés. D’où son surnom « la troisième zone » ou « la grande tente ».
Autant de problèmes et de cacophonie donc depuis sa naissance. Et aujourd’hui, Lee Nak-yon a fini par reconnaître une fusion « honteuse » dans une conférence de presse.
Selon l’homme politique, qui avait autrefois dirigé le Minjoo, la rupture tient à la décision unilatérale du NRP. Hier, le conseil suprême de celui-ci a effectivement décidé d’accorder à Lee Jun-seok le pouvoir absolu d’encadrer lui seul les politiques et la campagne électorales. Ce à quoi est farouchement opposé l’ancien patron du mouvement de centre-gauche.
Pour rappel, Lee Jun-seok avait conduit le Parti du pouvoir du peuple (PPP), l’actuelle formation présidentielle, de juin 2021 à août 2022.