En voyage à Washington, le ministre sud-coréen des Affaires étrangères a été reçu, hier, par son homologue américain. La Corée du Nord a été le thème central de la discussion.
Cho Tae-yul et Antony Blinken ont estimé que le régime de Kim Jong-un pourrait multiplier ses provocations au cours de cette année électorale en Corée du Sud et aux Etats-Unis, où auront lieu respectivement les législatives en avril et la présidentielle en novembre. Ils ont d’emblée évoqué la nécessité d’une étroite coopération entre leurs pays, voire à trois avec le Japon, pour y faire face.
Le pivot du Nord vers l’archipel s’est aussi invité dans leur tête-à-tête. Pour eux, Pyongyang chercherait à diviser Séoul et Tokyo. Cela, d’autant qu’il a récemment redéfini les relations intercoréennes comme « celles hostiles entre deux Etats en guerre », et qu’il a mentionné la possibilité d’un sommet nord-coréano-nippon.
Selon les informations publiées par les médias, le chef de la diplomatie sud-coréenne a également martelé qu’« il n’y a aucune fissure à travers laquelle même la lumière peut être filtrée » dans la coopération Séoul-Washington pour condamner les actes de provocation du royaume ermite. Il a tout particulièrement accusé celui-ci de livrer des munitions à la Russie.
Le plus haut diplomate sud-coréen a ajouté que son pays travaillait de concert avec les USA pour aider l’Ukraine, fustiger les attaques des Houthis du Yémen en mer Rouge et protéger la liberté de navigation dans le golfe d’Aden.
Pour sa part, Blinken a précisé que le partenariat américano-sud-coréen était plus solide qu’avant, aussi bien au niveau bilatéral que sur le plan international, dopé par le leadership du pays du Matin clair.
Le secrétaire d’Etat américain en a profité pour remercier celui-ci d’accueillir en mars le sommet pour la démocratie, lancé par Joe Biden.