Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a commandé, ce lundi, une étude pour étendre la pratique du tatouage aux non-professionnels de santé. Pour information, actuellement, cette activité n’est autorisée légalement qu’aux personnes ayant étudié la médecine à l’université.
Le gouvernement a annoncé que l’étude portera sur l'établissement d'un système d'examen des qualifications des tatoueurs ainsi que la mise en place d’une formation continue. Le ministère prévoit de dévoiler son rapport final en novembre et d'utiliser les résultats pour élaborer de nouvelles politiques spécifiques à ce domaine. Un responsable a expliqué que cette initiative faisait suite à « une forte demande sociale en faveur de la réglementation de la pratique du tatouage ».
Le bras de fer entre le gouvernement et les organisations médicales se prolonge en raison du projet d’augmentation du numerus clausus dans les écoles de médecine. Cette étude et les mesures qui pourraient potentiellement en découler risquent d’attiser le feu du conflit. L’exécutif a d’ores et déjà prévu une forte opposition du secteur médical. Cela pourrait en effet être interprété comme une tentative de réduire le « champ d'action » des professionnels de santé.