La Corée du Nord accélérerait les tirs de satellites pour se préparer à un deuxième mandat de Donald Trump. C’est ce qu’a estimé le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS).
Ce dernier a précisé mardi sur son site web, Beyond Parallel, que Pyongyang avait déjà procédé à quatre essais de missiles balistiques ces douze derniers mois, puis avait tiré des satellites espions à quatre reprises. Selon le cabinet américain, cela pourrait s’attribuer à la promesse annoncée publiquement par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un selon laquelle il opérerait trois satellites d’ici la fin de l’année.
Le CSIS a aussi présenté une possibilité que le royaume ermite prenne en compte les éventuelles négociations avec le candidat républicain américain. Celles-ci pourraient arrêter les lancements de missiles à longue portée du Nord, en reconnaissant, en contrepartie, son arsenal nucléaire et en allégeant les restrictions. Pour cette raison, Pyongyang essayerait de développer ses armes le plus vite possible avant l’arrivée de la nouvelle administration américaine.
Quant au tir de satellite nord-coréen, lundi dans la nuit, le CSIS a indiqué qu’il s’agissait d’un exemple démontrant l’importance politique et l’aspiration que l’homme fort de Pyongyang y voit. D’après lui, c’est aussi une preuve que ce dernier investit autant dans les lanceurs et les programmes de développement de satellites.