En amont du voyage nord-coréen de Vladimir Poutine, le quotidien russe Izvestia a interrogé le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Dans cette interview, Rafael Grossi a soulevé la nécessité de relancer la coopération nucléaire entre les pays occidentaux et la Corée du Nord, par exemple en matière de sûreté nucléaire.
D’après le patron de l’agence de Vienne, l’Etat communiste dispose d’un programme atomique « très ambitieux », qui comprend la production de combustible, le traitement de l’uranium ou encore les réacteurs. Il s’agit d’« un très grand nombre d’installations, les seules au monde à ne pas être surveillées ».
Le chef du gendarme mondial du nucléaire a également indiqué que la communauté internationale n’était pas parvenue à empêcher le régime de Pyongyang de se doter de l’arme atomique. Il a aussi déploré que « personne ne sache désormais si les normes minimales de sécurité sont respectées ».