La cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation visant à établir un accord international pour mettre fin à la pollution plastique se tiendra du 25 novembre au 1er décembre au centre BEXCO de Busan.
Une fois adopté, ce traité sur le plastique, dont les discussions ont débuté en mars 2022, deviendrait l’un des accords environnementaux internationaux les plus impactants depuis la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
Pour cette cinquième et potentiellement dernière réunion, environ 4 000 participants sont attendus : des délégations gouvernementales de plus de 170 Etats membres de l’Onu, des représentants d’ONG, des militants environnementaux, ainsi que des lobbyistes du secteur industriel, notamment de la pétrochimie.
Cependant, des divergences subsistent entre les pays sur plusieurs points clés, tels que la régulation de la production de polymères plastiques primaires issus de combustibles fossiles et l’interdiction des substances chimiques préoccupantes. Ces désaccords rendent incertain l’espoir de parvenir à un consensus lors de cette session.
L’Union européenne et les pays d’Amérique latine, particulièrement touchés par la pollution plastique, plaident pour un accord contraignant et ambitieux. En revanche, des nations productrices de plastique comme la Chine, ou exportatrices de pétrole comme l’Arabie saoudite, l’Iran et la Russie, s’opposent à des restrictions sur la production et privilégient une amélioration des taux de recyclage.
La Corée du Sud, de son côté, s’engage à œuvrer pour l’élaboration rapide d’un traité international « efficace et applicable couvrant tout le cycle de vie du plastique ». Bien que le pays soit membre depuis le début de l'Alliance des Nations Amies (HAC), qui soutient un traité ambitieux, il ne s’est pas joint à la « Déclaration du Pont vers Busan », qui insiste sur la gestion globale incluant les polymères primaires.
Cette décision s'explique par le statut de la Corée du Sud en tant que puissance pétrochimique, avec la cinquième capacité mondiale de raffinage de pétrole et la quatrième en production d’éthylène, et où la consommation de plastique par habitant est la plus élevée au monde (208,282 kg en 2020 selon l’OCDE).
Si un accord est trouvé à Busan, une conférence diplomatique de plénipotentiaires se tiendra l’année prochaine pour formaliser et adopter le traité.