A la suite de l'adoption de la motion de destitution du président Yoon Suk Yeol, la Cour constitutionnelle tient aujourd'hui une réunion plénière afin de discuter de la procédure à prendre pour examiner la motion et d'élire le juge en chef de l'affaire.
Une équipe spéciale, composée de chercheurs-juristes affiliés à la Cour constitutionnelle, sera également créée pour étudier les principes juridiques concernés.
Une fois tous les préparatifs achevés, les audiences pourront débuter. Durant celles-ci, les parties représentant le Parlement et Yoon débattront sur la légitimité de la motion de destitution adoptée samedi dernier.
Lors de la révocation de l'ancienne présidente Park Geun-hye, la première audience avait eu lieu 25 jours après l'adoption à l'Assemblée nationale. Le premier débat juridique pourrait donc avoir lieu au début du mois prochain. Ensuite, deux ou trois séances seront organisées par semaine, la Cour constitutionnelle ayant fait part hier de sa volonté d'accélérer l'examen de l'affaire.
La Cour constitutionnelle avait pris 91 jours pour confirmer la destitution de la présidente Park. La décision avait été prise après l’examen de nombreux chefs d'accusation dont la corruption et l'immixtion dans les affaires de l'Etat de la confidente de la présidente. En ce qui concerne Yoon Suk Yeol, les juges constitutionnels doivent examiner uniquement la constitutionalité et la légitimité de la proclamation de la loi martiale. Ce qui pourrait accélérer la procédure.
Les audiences relatives à la destitution sont en principe ouvertes au public. Et il semble bien probable que Yoon s'y défende en personne.