Ce samedi 24 mai, cela fera 15 ans jour pour jour que la Corée du Sud a pris une salve de mesures pour sanctionner sa voisine du Nord. Elle l’accusait d’avoir torpillé, deux mois plus tôt, sa corvette Cheonan en mer Jaune causant la mort de 46 marins.
Hier, les entreprises sud-coréennes, qui avaient autrefois mené des projets de coopération économique avec le pays communiste, ont tenu une conférence de presse pour appeler le prochain gouvernement à dédommager l’intégralité de leurs investissements liés. Selon elles, leurs pertes causées par la suspension des échanges commerciaux avec Pyongyang n’ont été compensées qu’à hauteur de 45 % de leurs actifs immobilisés.
Leurs représentants ont alors rappelé que ce dédommagement est de loin inférieur à celui des préjudices infligés par la fermeture en 2016, également par Séoul, du parc industriel intercoréen de Gaeseong sur le territoire nord-coréen. Les entreprises sud-coréennes, qui y avaient délocalisé leur production ont été indemnisées à hauteur de 90 %. Elles étaient assurées contre les risques de ce type, tandis qu’une telle couverture n’existait pas avant 2010.