Pyongyang a, une nouvelle fois, mis en garde Séoul et Washington contre les conséquences de leurs exercices militaires conjoints « Ulchi Freedom Shield » (UFS). L'agence de presse officielle du régime a rapporté mardi une déclaration faite en ce sens par le premier vice-chef de l’état-major général de l’Armée populaire de Corée (APC).
Selon la KCNA, Kim Yong-bok a affirmé que la répétition d'une guerre menée par la première puissance nucléaire mondiale et sa dizaine d'alliés contre une nation de la péninsule coréenne, région juridiquement en conflit, ne peut en aucun cas être considérée comme défensive. Des propos contraire à ceux des forces américaines stationnées au sud du 38e parallèle.
Le haut responsable nord-coréen a notamment souligné le déploiement de chasseurs furtifs américains F-35 pour participer à l'UFS. Avant d’ajouter que la mise en œuvre d'un nouveau plan opérationnel conjoint, prévoyant des frappes contre les installations nucléaires de son pays puis l'extension des attaques à son territoire, constituait « l'expression la plus claire d'une volonté de faire la guerre ».
Enfin, Kim a averti que le royaume ermite surveille tout et est prêt à réagir à toute situation. Avant de conclure en affirmant que « si la Corée du Sud et les Etats-Unis s'habituent à ce genre de démonstrations de force, ils finiront par se retrouver dans un environnement loin d’être drôle. »