Une entreprise étrangère sur trois envisage de réduire ses investissements ou de se retirer de Corée du Sud, après l’adoption de la « loi de l'enveloppe jaune ». Selon une enquête menée par l’Association des entreprises étrangères en Corée (Kofa) auprès de 100 sociétés implantées dans le pays, 35,6 % des dirigeants et des responsables RH ont donné cette réponse, tandis que 64,4 % estiment que la loi n’aura pas d’impact.
Ce texte, voté dimanche par l’Assemblée nationale, prévoit notamment d'élargir la responsabilité des donneurs d’ordre vis-à-vis des sous-traitants, et de limiter les demandes de dommages-intérêts des entreprises contre les syndicats ou les travailleurs.
Les réactions sont particulièrement marquées à l’égard de l’article 3, qui réorganise les responsabilités en cas de conflit social. Seul 7 % soutiennent la mesure de restreindre le dédommagement des grévistes, tandis que 47 % s'y sont défavorables et 46 % restent neutres.
Concernant la protection élargie des participants aux grèves, 40 % sont pour et 44 % contre. Enfin, à propos de la clause limitant la responsabilité civile en cas de grève illégale, 30 % sont d’avis favorables et 50 % s'y opposent.
Parmi les sociétés interrogées, 53 % viennent d’Europe, 22,8 % d’Amérique du Nord et 21,8 % d’Asie.