En première instance, hier, le Parquet a requis quatre et deux ans de prison à l'encontre de l’ex-conseiller présidentiel à la sécurité nationale, Suh Hoon, et de l’ancien patron du Service national du renseignement (NIS), Park Jie-won. En poste sous le mandat de l'ex-président Moon Jae-in (2017-2022), ils sont jugés pour avoir dissimulé la mort mystérieuse d'un fonctionnaire sud-coréen, près de la frontière maritime intercoréenne en mer Jaune.
Pour rappel, en septembre 2020, les forces nord-coréennes ont tué l'homme, appelé Lee Dae-jun, dans leurs eaux territoriales, avant de brûler son corp. Un incident qui avait vivement fait réagir Séoul. En juin 2022, un mois après l’arrivée au pouvoir de Yoon Suk Yeol, celui-ci a ordonné à la Cour des comptes d’ouvrir un audit. Six mois plus tard, le ministère public a inculpé Suh Hoon pour avoir falsifié et distribué des documents officiels indiquant que l’homme voulait rejoindre la Corée du Nord, et Park Jie-won pour « participation active » à une telle dissimulation. Des accusations contestées par les intéressés. Le verdict est attendu le 26 décembre.