Pour la première fois depuis la nomination du procureur spécial Lee Myeong-hyeon, en juin, Yoon Suk Yeol s’est présenté aujourd’hui pour un interrogatoire sur sa possible ingérence dans l’enquête sur les circonstances du décès d’un soldat du Corps des Marines.
L’ex-chef de l’Etat destitué, actuellement en prison, est suspecté d’avoir fait pression pour que le nom du commandant de la première division du Corps, en poste au moment du drame, en l’occurence Lim Seong-geun, soit rayé de la liste des responsables présumés de la mort du jeune conscrit, à la demande de son épouse. L’ancien dirigeant aurait également tenté de faire fuir son ministre de la Défense de l’époque, Lee Jong-seop, à qui il aurait donné l’ordre en question, vers l’Australie, en le nommant comme ambassadeur à Canberra.
Pour rappel, l’affaire remonte à juillet 2023. Le soldat, du nom de Chae Su-geun, est décédé, emporté par le courant, lorsqu’il participait à des opérations de recherche des personnes disparues après des crues subites dans le sud-est du pays. Le Corps des Marines a ouvert une enquête interne et a tenu certains de ses hauts-gradés pour responsables de sa mort. Lorsque leur liste incluant Lim Seong-geun a été présentée lors d’une réunion de son équipe chargée de la diplomatie et de la sécurité présidée par Yoon Suk Yeol, celui-ci a laissé éclater sa colère.
Aujourd’hui, les enquêteurs de Lee Myeong-hyeon cherchent à savoir pourquoi il s’était énervé et quelles sont les instructions qu’il a données à son ministre de la Défense d’alors.
Le prédécesseur conservateur de Lee Jae Myung est poursuivi actuellement par la justice pour sa tentative ratée d'instauration de la loi martiale en décembre dernier.