Après la Troisième commission des Nations unis le 19 novembre dernier, c'est au tour de l’Assemblée générale d'adopter une résolution condamnant les violations « systématiques et généralisées » des droits de l’Homme en Corée du Nord, pour la 21e année consécutive.
Approuvé hier à l’unanimité sans vote, le document proposé conjointement par 61 pays membres, dont la Corée du Sud, fait le point sur la situation grave au nord de la péninsule et exhorte le régime de Kim Jong-un à prendre des mesures visant à l’améliorer. L’absence de responsabilité notamment pour l’impunité des violations et pour l’abus de pouvoir ainsi que le détournement des dépenses sociales en vue de financer les programmes nucléaires et balistiques y sont déplorés.
La résolution appelle également à des efforts diplomatiques et au dialogue intercoréen. A noter que cette année, elle exhorte Pyongyang à créer un environnement favorable au retour sur son sol du personnel d’organisations humanitaires internationales.
D'ordinaire, le royaume ermite réagit violemment à l’adoption de ces textes. L’an dernier, le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères a dénoncé « une grave provocation politique portant atteinte à la dignité et à la souveraineté nationales ».