Alors que l’enquête se poursuit sur la fuite des données personnelles de 33,7 millions de comptes clients de Coupang, le géant du e-commerce a soudainement annoncé, hier, les résultats de ses propres investigations. Il a expliqué avoir réussi à contacter son auteur présumé, un ancien employé, et à récupérer les informations volées ainsi que les outils utilisés pour ce cybercrime, dont des ordinateurs portables et des PC. Sans donner plus de précisions sur la date, ni le lieu du contact.
L’entreprise a également indiqué que l’auteur avait téléchargé seulement quelque 3 000 des 33,7 millions de comptes, et qu’il n’y a pas de trace de leur transmission à un tiers. Des affirmations qualifiées cependant d’unilatérales, insuffisantes et non confirmées par les autorités concernées. D’autant que l’ex-employé en question est un ressortissant chinois, qui ne serait plus en Corée du Sud.
De son côté, le Bureau présidentiel a réagi en estimant que Coupang n'était pas compétent pour annoncer les détails de ses investigations internes, alors que plusieurs de ses dirigeants, anciens et actuels, sont eux-mêmes visés par les enquêtes en cours.
La présidence a alors convoqué une nouvelle réunion interministérielle afin de se pencher sur les mesures à prendre face à la situation. Les conseillers de Lee Jae Myung à la coordination politique et à la croissance économique, plusieurs ministres concernés, ainsi que le patron du régulateur financier entre autres y étaient présents.
A l'issue des échanges, il a été décidé que le ministre de la Science et des TIC dirigera désormais la task force chargée de gérer l’incident, rôle confié précédemment à son vice-ministre. Les participants ont également promis d’œuvrer pour une amélioration fondamentale des systèmes en vue d’empêcher les possibles pertes des clients de toute plateforme.
Ce vendredi, l’entreprise a contredit les autorités, précisant avoir récupéré les dispositifs utilisés pour le piratage en suivant leurs instructions.