Selon des sources judiciaires, une audience de clôture des plaidoiries se tiendra demain à 10h dans le procès de Yoon Suk Yeol, poursuivi pour insurrection. Cette étape intervient près d’un an après son renvoi en jugement en état de détention, une première pour un président sud-coréen en exercice.
Outre l’ancien président, la procédure concernera également plusieurs figures clés, notamment l’ancien ministre de la Défense, Kim Yong-hyun et les ex-responsables du renseignement militaire, Roh Sang-won et Moon Sang-ho.
Près de trente ans après les procès de Chun Doo-hwan et de Roh Tae-woo, la peine requise à l’encontre de Yoon Suk Yeol fait l’objet d’une attention particulière. Pour le crime de chef d’une insurrection, la loi ne prévoit que trois sanctions : la peine de mort, la réclusion criminelle à perpétuité ou la détention à perpétuité.
Un responsable de l’équipe du procureur spécial a indiqué que « la peine requise sera déterminée en tenant compte de la gravité des faits reprochés, du degré de responsabilité et de l’équilibre entre les accusés ». Il a ajouté que « ces réquisitions pourraient peser sur les autres procédures liées à l’affaire, d’où la nécessité d’une discussion prudente ». Le jugement de première instance est attendu avant les mutations judiciaires régulières prévues le mois prochain.