La Corée du Nord a affirmé qu’un drone sud-coréen avait pénétré son territoire le 4 janvier près de la ville de Kaesong et qu’il avait été abattu. C'est ce qu'indique, aujourd'hui, le Rodong Sinmun, citant une déclaration du porte-parole de l’état-major général de l’Armée populaire de Corée.
Selon le communiqué, l'appareil était équipé de dispositifs de surveillance. Il aurait décollé de Ganghwa, à Incheon, et survolé pendant plus de trois heures la région de Kaesong, photographiant des installations considérées comme des cibles importantes. Des soldats nord-coréens chargés de la surveillance antiaérienne l'auraient repéré et forcé à s’écraser près de Kaesong.
Les autorités nord-coréennes soutiennent que les images récupérées constituent la preuve d’une intrusion dans leur espace aérien à des fins de surveillance et de reconnaissance. Elles ajoutent que les provocations sud-coréennes se poursuivent malgré le changement de gouvernement à Séoul.
Le régime de Kim Jong-un est également revenu sur l’incident survenu en septembre dernier où un petit drone à voilure fixe, spécialement conçu pour la reconnaissance aérienne, drone similaire s’était écrasé sur son territoire.
D'après le Nord, tout en affirmant vouloir dialoguer avec lui, le Sud poursuivrait ses actes de provocation. Il est ainsi décrit comme « l’ennemi le plus hostile » et comme une cible qui serait « inévitablement détruite » en cas d’affrontement.
Pyongyang a également avertit que Séoul devra « payer le prix » de ces agissements et que les autorités sud-coréennes ne pourront échapper à leur responsabilité dans l’aggravation des tensions actuelles.