Le comité de discipline du Minjoo a finalement tranché sur le sort de Kim Byung-kee, ex-patron de son groupe parlementaire, visé par multiples soupçons de corruption. A l’issue de neuf heures de discussions, hier, il a décidé de l’expulser, la sanction la plus grave qui puisse être infligée à un élu du parti au pouvoir.
L’ancien chef des députés du mouvement de centre-gauche est suspecté d’avoir bénéficié, l’an dernier, d’un séjour gratuit dans un hôtel de Korean Air sur l’île de Jeju et d’avoir monnayé, en 2020, les investitures de candidats de sa circonscription pour les élections locales, entre autres. Au pied du mur, il a démissionné de son poste, le 30 décembre dernier.
Selon les règles internes du Minjoo, un législateur sanctionné par le comité peut demander à celui-ci de réexaminer son dossier dans un délai de sept jours après que le texte de sanction lui est livré par courrier. Son exclusion définitive doit être décidée en assemblée générale des élus, avec le consentement de plus de la moitié d'entre eux. Mais cette ultime procédure s’annonce retardée, l’intéressé ayant déjà fait part de son intention de saisir l’instance.