Kim Yo-jong a déclaré que l'espoir d’une amélioration des relations intercoréennes n’était qu’un rêve absurde. Ces propos ont été tenus dans une chronique publiée hier soir par la KCNA, au sujet de l'incursion des drones que Pyongyang soupçonne être d’origine sud-coréenne.
Deux jours plus tôt, le 11 janvier, la sœur de Kim Jong-un s'était déjà exprimée sur cette affaire, sur un ton moins virulent que d'habitude. Hier, le ministère sud-coréen de la Réunification avait alors estimé y voir une possibilité d'apaiser les tensions et de reprendre le dialogue.
En réponse, la vice-directrice du comité central du Parti des travailleurs a vivement critiqué les autorités sud-coréennes pour avoir interprété son allocution de manière positive. Elle a affirmé que l’espoir de Séoul pour un dégel des relations bilatérales ne relevait que d'une illusion irréalisable.
Kim Yo-jong a également ajouté que, même si les présidents sud-coréens déployaient des efforts à l'étranger et qu'ils affichaient des gestes de bonne volonté, la réalité ne changerait jamais. Ces propos semblent viser Lee Jae Myung qui a récemment demandé à plusieurs dirigeants étrangers, dont son homologue chinois Xi Jinping, de jouer un rôle de médiation pour le rapprochement entre les deux Corées.
Enfin, elle a déclaré que le gouvernement sud-coréen devrait reconnaître la provocation liée à l'incident des drones et présenter des excuses pour la violation de la souveraineté de son pays.
Face à cette demande, ce matin, le ministre sud-coréen de la Réunification a indiqué que l’équipe d’enquête conjointe de l’armée et de la police travaille sur ce dossier et que des mesures appropriées seraient prises dès la publication des résultats. Chung Dong-young a également souhaité un rétablissement des canaux de communication intercoréens, affirmant qu’échanger uniquement par communiqués publics est peu naturel et anormal.