Selon le rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur la stabilité financière mondiale, l’exposition de Séoul au risque de change lié à ses avoirs en dollars apparaît excessive au regard de la capacité de son marché des changes.
Ce diagnostic repose sur un indicateur présenté par le FMI en octobre dernier, qui compare les actifs en dollars exposés au risque de change au volume mensuel des transactions sur le marché des changes, afin d’évaluer la capacité des marchés nationaux à absorber les chocs de change.
D’après le rapport, ce ratio atteindrait environ vingt-cinq fois le volume des transactions sur le marché des changes en Corée du Sud. Un niveau comparable à celui observé dans quelques pays avancés, comme le Canada ou la Norvège, cette dernière se distinguant par l’ampleur de ses investissements à l’étranger, notamment via son fonds souverain.
Le FMI souligne ainsi que « dans certains pays, l’exposition au risque de change des avoirs en dollars est disproportionnellement élevée par rapport à la profondeur de leur marché des changes ». Dans ce contexte, la récente décision du Service National des Pensions (NPS) d’intensifier sa stratégie de couverture de change peut être interprétée comme une tentative de gestion anticipée de ces risques.