Le Minjoo et le Parti de la Reconstruction de la Corée, un de ses alliés progressistes, ont entamé des discussions pour leur fusion dans la perspective des élections locales de juin. C’est le chef du mouvement présidentiel qui a officiellement fait une telle proposition au cours d'une conférence de presse aujourd’hui.
Selon Jung Chung-rae, il n’y a pas de raison pour les deux mouvements de « préparer séparément » le prochain scrutin, d’autant plus qu’ils avaient lutté ensemble contre le gouvernement conservateur de Yoon Suk Yeol et contre la loi martiale, proclamée par celui-ci en décembre 2024. Le dirigeant de la formation au pouvoir en avait déjà fait part à son homologue du Parti de la Reconstruction de la Corée lors de leur rencontre hier.
Favorable lui aussi à cette proposition, Cho Kuk a convoqué, aujourd’hui, les principaux organes de décision de son parti pour écouter les avis de leurs membres. L'ancien ministre de la Justice de Moon Jae-in, au pouvoir de 2017 à 2022, a tenu les mêmes propos que Jung Chung-rae pour évoquer que les deux formations ont un objectif commun, celui de réussir le mandat de Lee Jae Myung et de maintenir le pouvoir en place après son quinquennat.
Cho Kuk a toutefois tenu à souligner que son parti se démarque du Minjoo en plaidant notamment pour la réforme politique ou encore pour la légifération du concept de la propriété foncière étatique.
Les discussions promettent cependant d’être plus ou moins houleuses, leur lancement ayant été décidé seulement par les patrons des deux formations.