La ville chinoise de Dandong, dans la province du Liaoning, a affiché sa volonté d’ouvrir, d’ici la fin de l’année, le nouveau pont routier enjambant le fleuve Yalu, qui marque la frontière sino-nord-coréenne. C'est ce qu'a rapporté hier Kyodo News, en citant le plus haut responsable des autorités locales.
L'agence de presse japonaise a ajouté que la municipalité avait pour objectif de donner la priorité à cette initiative et que plusieurs bâtiments, supposés être des installations douanières, sont actuellement aménagés du côté chinois.
Pour rappel, en 2009, la Corée du Nord et la Chine sont convenues de le construire en remplacement de l'ancien pont ferroviaire vétuste, à condition que Pékin assume l'intégralité des coûts.
Les travaux ont débuté l’année suivante et, en 2014, la structure principale, longue de 3 km et doté de quatre voies, a été achevée. Cependant, le projet a été retardé, Pyongyang ayant ajourné la préparation des routes aux alentours puis fermé ses frontières à cause de la pandémie de COVID-19.
En décembre dernier, Beyond Parallel, le site Internet du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) des Etats-Unis, a affirmé que la construction pourrait être terminée d’ici à la fin de l’année 2026, si le régime de Kim Jong-un consacre suffisamment de ressources aux infrastructures d'immigration ou que son allié fournisse des investissements supplémentaires.