L’ancien Premier ministre Lee Hae-chan est décédé d'un arrêt cardiaque, dimanche, à l’âge de 73 ans à Hô Chi Minh-Ville, au Vietnam. Le 23 janvier, il avait été victime d’un malaise et transporté dans un hôpital local. En tant que vice-président du Conseil consultatif sur l'unification pacifique (PUAC), il devait participer à une réunion centrée sur la région Asie-Pacifique.
Militant contre les régimes autoritaires depuis qu'il était étudiant, Lee Hae-chan avait été emprisonné à plusieurs reprises, notamment dans l’affaire du complot contre Kim Dae-jung. Entré à l’Assemblée nationale en 1988, il a ensuite occupé le poste de ministre de l’Education en 1997, avant d’être nommé Premier ministre de 2004 à 2006, sous la présidence de Roh Moo-hyun. Elu à la tête du Minjoo en 2018, il a dirigé la formation pendant deux ans avant de se retirer de la vie politique. Il a toutefois continué à jouer un rôle de médiateur lors des conflits internes du parti.
A l'annonce de son décès, le président Lee Jae Myung a déclaré avoir perdu un grand maître de l’histoire démocratique, exprimant sa profonde tristesse. La formation au pouvoir lui a également rendu hommage, estimant que ce n'est pas seulement un homme, mais un siècle de démocratie qui s'en va. Le Parti du pouvoir du peuple (PPP), de son côté, a indiqué que son parcours resterait un épisode marquant de l’histoire politique du pays.
La dépouille de l’ancien chef du gouvernement sera rapatriée demain matin à l’aéroport d’Incheon, pour des obsèques prévues à l'hôpital de l'université nationale de Séoul.