L'ancien Premier ministre a fait appel, lundi, du jugement en première instance rendu par le tribunal du district central de Séoul, qui l’a condamné à 23 ans de réclusion pour sa participation à l’insurrection provoquée par l’ex-président Yoon Suk Yeol en décembre 2024. L’équipe du procureur spécial Cho Eun-suk a également interjeté appel le même jour.
Alors que les avocats de Han Duck-soo n’ont pas précisé les motifs de leur recours, l’équipe d’enquête spéciale a indiqué vouloir obtenir un nouveau jugement sur les chefs d’accusation pour lesquels le prévenu a été acquitté. Ceux-ci portent notamment sur le retard dans l’examen de la levée de la loi martiale en conseil des ministres et sur la tentative de régularisation rétroactive de la légitimité procédurale après la proclamation de l’état d’exception.
L’ancien chef du gouvernement avait été inculpé en août dernier pour plusieurs allégations liées à la loi martiale décrétée par Yoon Suk Yeol, dont complicité d’insurrection, falsification de documents officiels et violation de la loi sur la gestion des archives présidentielles. Le 21 janvier, à l’issue du prononcé d’une peine dépassant de huit ans les 15 ans de prison requis par le procureur spécial, le tribunal de première instance avait ordonné son placement en détention provisoire, invoquant un risque de destruction de preuves. Son procès en appel devrait se tenir devant une chambre spéciale pour les affaires d’insurrection, qui doit être créée au sein de la Haute Cour de Séoul.
Par ailleurs, le verdict en première instance dans le procès de Kim Keon-hee est attendu ce mercredi devant le tribunal du district central de la capitale. La juridiction a annoncé, cet après-midi, avoir autorisé les médias audiovisuels à retransmettre en direct l’audience de jugement de l’ancienne Première dame, poursuivie notamment pour participation à la manipulation du cours de l’action de Deutsch Motors et pour la réception de pots-de-vin de la part de l’Eglise de l’Unification.