Au lendemain de l’annonce du relèvement des droits de douane sur les produits sud-coréens à 25 %, Donald Trump a évoqué la possibilité d’un dialogue avec Séoul à ce sujet. Interrogé par la presse mardi, alors qu’il s’apprêtait à quitter la Maison Blanche pour se rendre dans l’Iowa, il a indiqué vouloir « trouver une solution ensemble avec la Corée du Sud ».
Plus tôt dans la journée, un responsable de la présidence américaine, sollicité par écrit par la chaîne KBS, a justifié la décision du dirigeant américain en affirmant que Séoul ne mettait pas en œuvre les engagements pris en contrepartie des réductions tarifaires alors que Washington y avait déjà procédé.
Ces propos semblent viser le fait que le Parlement sud-coréen n’a pas encore adopté la loi spéciale sur la gestion des investissements stratégiques entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. Ce texte doit permettre de mettre en œuvre l’engagement d’investir 350 milliards de dollars sur le sol américain en échange d’un abaissement de 25 à 15 % des droits de douane sectoriels, notamment sur l’automobile, ainsi que des tarifs dits réciproques, conformément à l'accord commercial bilatéral conclu l'an dernier.
L’administration Trump n’ayant toutefois pas précisé la date d’entrée en vigueur d’un éventuel relèvement tarifaire, certains analystes y voient plutôt un levier de pression destiné à inciter le gouvernement sud-coréen à accélérer la mise en œuvre des investissements promis.