Le centre d'enquête conjoint de la Police et du Parquet sur les affaires de corruption liée à la collusion entre la religion et la politique a lancé, ce matin, sa première perquisition contre l’Eglise Shincheonji. Les opérations sont menées au Palais de la paix à Gapyeong, ainsi qu’au siège central de la secte à Gwacheon, dans le Gyeonggi.
Les mandats de perquisition mentionnent les accusations de violation de la loi sur les partis politiques et d'entrave aux affaires. Le président du groupe religieux, Lee Man-hee, et d'autres responsables sont accusés d’avoir contraint leurs membres à adhérer au Parti du pouvoir du peuple (PPP), afin d’influencer les résultats de ses primaires présidentielles de 2021 et des élections législatives de 2024. Ils sont également accusés d'avoir entravé la gestion normale des adhérents et les processus internes du parti, perturbant ainsi une prise de décisions équitable.
De son côté, la secte a nié ces accusations dans un communiqué, affirmant n'avoir donné aucune instruction concernant l'adhésion à un parti politique ou les activités politiques, et qu'il n'y avait eu aucune ingérence dans les élections.