Le Congrès américain a convoqué le directeur intérimaire de Coupang en Corée du Sud à une audition de la commission judiciaire de sa Chambre basse, prévue le 23 février. Cette convocation a été adressée via une lettre signée par le président de la commission, Jim Jordan, et son collègue Scott Fitzgerald, qui dirige la sous-commission de la réforme de la réglementation et de l'antitrust.
Les deux députés ont demandé à Harold Rogers de témoigner sur les mesures que Séoul a prises après la révélation, en novembre dernier, de la fuite massive de données personnelles des comptes clients du géant du e-commerce, dont le siège social mondial se situe à Seattle. Les élus ont également exigé de lui qu’il leur soumette la liste de toutes les communications avec le Bureau présidentiel, l’exécutif et le Parlement sud-coréens, menaçant de le mettre en examen pour offense, en cas de refus.
Selon eux, les autorités sud-coréennes appliquent, voire durcissent les réglementations discriminatoires contre les entreprises technologiques américaines et menacent également les citoyens américains de sanctions pénales.
A ce propos, la maison mère de Coupang a promis d’apporter une pleine et entière collaboration aux enquêtes de la commission judiciaire de la Chambre des représentants.
Pour sa part, la police sud-coréenne doit une nouvelle fois entendre aujourd’hui Harold Rogers sous le statut de prévenu. Il est soupçonné de parjure devant les députés sud-coréens, qui l’avaient interrogé le 30 décembre.
Dans ce contexte, Coupang a indiqué hier avoir confirmé la fuite de données personnelles de 165 000 comptes clients supplémentaires, en plus des 33,7 millions annoncés en novembre dernier.