Le ministère de la Santé et du Bien-être a annoncé, mardi, un plan d’augmentation des place dans les facultés de médecine, arrêté à l’issue de la septième réunion du Comité de délibération sur les politiques de santé.
Lors d’une conférence de presse, la ministre Jeong Eun-kyung a précisé que les effectifs seraient relevés de 3 342 sur cinq ans, soit une hausse annuelle moyenne de 668 étudiants. Concrètement, pour l’année universitaire 2027, le nombre de places augmentera de 490 par rapport à cette année pour s’établir à 3 548, puis de 613 en 2028 et en 2029, avant de progresser de 813 en 2030 et en 2031. A noter que 400 places seront créées dans des facultés publiques et régionales qui verront le jour à partir de 2030.
Selon le gouvernement, ce plan permettra de combler 75 % du déficit de médecins estimé à l’horizon 2037. Le ministère a expliqué que cette décision tenait compte des capacités de formation des établissements, notamment du fait que les promotions 2024 et 2025 suivent actuellement leur cursus simultanément après le retour massif en cours consécutif au mouvement de boycott déclenché par la précédente hausse du numerus clausus.
Par ailleurs, les nouvelles places seront attribuées à 32 facultés situées hors de Séoul afin de remédier à la pénurie de médecins en région, notamment dans les spécialités essentielles. Les admissions s’effectueront dans le cadre du dispositif dit des « médecins régionaux ». Les étudiants concernés bénéficieront d’un soutien financier de l’Etat en contrepartie d’un engagement à exercer pendant dix ans dans des établissements médicaux de province. Les quotas détaillés par faculté seront fixés par le ministère de l’Education d’ici avril prochain.
L’annonce a immédiatement suscité une vive réaction de l’Association coréenne des médecins (KMA), qui a dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue dans la soirée, une décision « inacceptable » prise sous « l’obsession des chiffres ». L’organisation estime qu’elle risque d’aggraver la situation du système de formation médicale, « déjà au bord de l’effondrement ».