Le déjeuner prévu aujourd’hui entre Lee Jae Myung et les chefs de file des deux principaux partis du pays a été annulé au dernier moment. En cause, le patron du PPP, la principale force de l’opposition, a refusé le rendez-vous une heure avant sa tenue.
Jang Dong-hyeok a invoqué une objection ouverte des membres du conseil suprême de son mouvement, qui dénoncent une présence inappropriée qui ne servira qu’à « tenir la chandelle ». A ce propos, il a évoqué plus précisément la polémique autour de l’intervention présumée du chef de l’Etat dans la récente décision de son parti, le Minjoo, de remettre à plus tard ses discussions visant à fusionner avec le Parti de la Reconstruction de la Corée, la deuxième force de l’opposition, progressiste.
Le dirigeant de la formation conservatrice a également reproché au parti présidentiel d’avoir unilatéralement adopté, en commission hier soir, deux amendements de loi, qui, s’ils viennent à être définitivement votés, permettront d’augmenter le nombre de juges à la Cour suprême, et de contester même le verdict de cette plus haute instance judiciaire pour saisir par la suite la Cour constitutionnelle.
En réaction, le chef du Minjoo, Jung Chung-rae, a fustigé un comportement incongru envers le président de la République et les citoyens. Même tonalité du côté du premier secrétaire de Lee Jae Myung aux affaires politiques. Hong Ik-pyo a déploré que le PPP ait manqué une opportunité de communication et de coopération pour les affaires de l’Etat.