Lee Sang-min a été condamné aujourd’hui à sept ans de prison pour son rôle dans l’exécution de la loi martiale. Lors du réquisitoire le mois dernier, le parquet spécial chargé de l’enquête sur la tentative d’insurrection avait requis 15 ans d'emprisonnement.
Le tribunal a jugé que la proclamation de l’état d'exception du 3 décembre constituait une rébellion au sens du Code pénal. Sur cette base, il a reconnu l'ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité coupable d'avoir reçu, ce jour-là de l’ex-président Yoon Suk Yeol, des instructions visant à bloquer des institutions clés et à couper l’électricité et l’eau des médias, qu’il a ensuite transmises au chef de l’agence nationale des sapeurs-pompiers.
Lee Sang-min a également été reconnu coupable d’avoir menti lors de l’audience sur la destitution de l’ancien chef de l’Etat devant la Cour constitutionnelle en février 2025. Il avait affirmé ne jamais avoir donné ni reçu de telles instructions.
Le tribunal a souligné que les actes de rébellion commis par l'accusé ainsi que par l’ancien président et l’ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun ont porté atteinte aux valeurs fondamentales de la démocratie et méritent une sanction sévère, indépendamment de la réussite ou non des objectifs poursuivis.