Le bras de fer entre la Cour suprême d'un côté et le Minjoo ainsi que la Cour constitutionnelle de l'autre s’intensifie, après le vote en commission des trois principaux amendements de réforme du système judiciaire.
La première de ces modifications vise à sanctionner les juges, les procureurs et les autres fonctionnaires de l’ordre judiciaire en cas de fausse application de la loi via sa déformation délibérée ou la manipulation des faits à des fins illicites. La seconde et la troisième ont pour objectif de permettre de contester des jugements de la Cour suprême, actuellement en dernier ressort, pour recourir à la Cour constitutionnelle, et d’augmenter le nombre de juges à la Cour suprême.
Les trois textes, adoptés par le parti présidentiel en l’absence des élus du Parti du pouvoir du peuple (PPP), la principale force de l’opposition, attendent d’être définitivement votés dans le courant du mois.
Dans ce contexte, le président de la plus haute instance judiciaire a marqué son désaccord. Cho Hee-dae a plus particulièrement mis en cause la révision autorisant la saisine de la Cour constitutionnelle qui, selon lui, pourra structurer le système en quatre niveaux de juridictions, contre trois actuellement, et alourdir par conséquent les frais de procès. Précédemment, son institution avait évoqué sa non-conformité à la Constitution.
Néanmoins, la Cour constitutionnelle a qualifié de légal l’amendement en question, indiquant que celui-ci pourra mieux protéger les droits fondamentaux des sud-Coréens.