Le président de la République a déclaré, mercredi sur les réseaux sociaux, que la détention de plusieurs logements ne devait pas être considérée en soi comme un mal social, ajoutant que, s’il y en avait un, il relevait non pas des multipropriétaires, mais des responsables politiques qui rendent cette pratique rentable.
Ces propos interviennent alors que, la veille, le président du Parti du pouvoir du peuple (PPP), la principale force de l’opposition, avait reproché à Lee Jae Myung de multiplier les messages assimilant les multipropriétaires à des maux sociaux. Jang Dong-hyuk avait également dénoncé un comportement « pathétique et inquiétant ».
Le chef de l'Etat a en outre estimé que si les dirigeants politiques chargés d’élaborer et d’appliquer les lois ainsi que les institutions accordaient des avantages à une pratique jugée « indésirable » au lieu de la restreindre, alimentant ainsi la spéculation immobilière, ils mériteraient d’être critiqués.
Selon lui, il est naturel que les individus se livrent à des pratiques lucratives et cherchent à éviter les pertes, indépendamment des pressions exercées dans un sens ou dans l’autre.
Enfin, Lee Jae Myung a assuré que son administration s’emploierait à supprimer de manière rigoureuse les privilèges liés à la multipropriété « indésirable », en mobilisant les moyens fiscaux, réglementaires et financiers, et à faire assumer aux acteurs concernés les charges et les responsabilités qui en découlent.