Le ministre japonais des Affaires étrangères a de nouveau revendiqué la souveraineté des îlots Dokdo, qui appartiennent pourtant à la Corée du Sud. C'est la 13e année consécutive.
Toshimitsu Motegi a déclaré aujourd’hui dans un discours prononcé devant le Parlement que Takeshima, appellation nipponne de Dokdo, situé dans la préfecture de Shimane, constituait un territoire du Japon au regard des faits historiques et du droit international. Ces propos sont similaires à ceux tenus un an plus tôt par son prédécesseur Takeshi Iwaya.
Depuis que Fumio Kishida a fait valoir les prétentions territoriales sur ces îlots en 2014, ses successeurs réitèrent chaque année cette revendication.
Toutefois, Motegi a également qualifié la Corée du Sud de « voisin important », affirmant sa volonté de développer des relations stables et tournées vers l’avenir.
Le gouvernement sud-coréen a tout de suite réagi à ce discours, exhortant au retrait de cette revendication injustifiée. Kim Sang-hoon, directeur général chargé de l'Asie-Pacifique au sein du ministère des Affaires étrangères a convoqué le numéro deux de l'ambassade du Japon en Corée du Sud Hirotaka Matsuo, afin de lui faire part de la vive protestation de Séoul.