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Culture

Deokjeokdo et Ijakdo (II)

#Saveur du terroir l 2021-08-03

Séoul au jour le jour

ⓒ KBS

En tant que péninsule, la Corée est entourée de mers sur trois côtés. Si la côte est est rectiligne et abrite très peu d’îles, la côte ouest qui est sujette à de fortes marées se caractérise par une multitude d’îles.  

Comme la semaine dernière, « Saveur du terroir » est retourné à la ville d’Incheon afin de visiter certaines de ses magnifiques îles environnantes. 


ⓒ KBS

Notre destination cette semaine est Ijakdo, qui est composée de deux îles, Soijakdo et Daeijakdo. A Soijakdo, nous sommes accueillis par M. Shim, capitaine d’un bateau de pêche. A la fin du printemps et au début de l’été, on peut y trouver des crabes femelles de très haute qualité en masse. Dès la pêche, le couple de M. Shim s’empresse de les dégager des filets et de les mettre dans de l’eau salée afin de préparer un plat aux crabes crus : le « sogeumgaejang ». Contrairement aux autres régions où l’on consomme plus couramment le « ganjanggaejang » et le « yangnyeomgaejang », les crabes crus respectivement assaisonnés de sauce soja et de sauce pimentée, ici, on les préfère en sogeumgaejang, les crabes crus saumurés. Ce plat traditionnel régional permet d’apprécier la saveur originale des crustacés. En une bouchée, on peut savourer la chair et les œufs bien frais infusés de la fraîcheur des eaux maritimes. 


Dans cette petite île qui abrite seulement une centaine de personnes, les habitants vivent comme une famille. Ainsi ils se retrouvent souvent tous ensemble pour se régaler de bons plats préparés avec des ingrédients saisonniers locaux. 

Le couple de M. Shim a décidé aujourd’hui d’inviter Mme Kim, chef de l’association des femmes, et M. Bang, chef de l’association des personnes âgées du quartier. Ainsi il a préparé divers plats. Tout d’abord, des crabes femelles qui ont pris du volume et qui sont remplis d’œufs, on les cuit à la vapeur pour préparer le « kkotgaejjim ». Petite astuce. On ajoute de l’eau pour rendre la chair plus tendre, on les étale sur le ventre vers le haut pour que le jus appétissant ne s’en échappe pas, tout cela sans ouvrir la cocotte durant la cuisson afin d’éviter leur odeur particulière. Plus le crabe est frais, plus il devient doux une fois cuit à la vapeur. Le « amkkotgaetang », le ragoût de crabes femelles garni d’herbes diverses, est aussi un délice que tout le monde aime. Assaisonné de manière pimentée, ce plat permet d’apprécier la saison pleinement dans la bouche. Avec des herbes sauvages dont le « gosari », la fougère arborescente, et le « chwinamul », une plante herbacée aux feuilles dentelées, on prépare le « saenggosarichwiguk », une soupe assaisonnée de pâte de soja fermenté « doenjang ». Dans de l’eau, on fait cuire le chwinamul préalablement assaisonné de doenjang, des fougères arborescentes et des crevettes « kkotsaewoo ». L’assaisonnement se fait simplement avec du doenjang. D’une saveur bien profonde, il s’agit d’un plat qui réchauffe le corps et l’âme. 


ⓒ KBS

Déplaçons-nous à Daeijakdo. Ici, il y a un îlot de sable qui apparaît deux fois par jour lors de la marée basse. Sur cette île appelée « Puldeung », M. Jeong ramassait des coquillages et s’y baignait durant son enfance. Pêcheur depuis une quarantaine d’années, il cueille des « seob », une sorte de moule qui pousse entre les rochers où les courants sont particulièrement violents en cette période de l’année. Il s’agit d’un produit halieutique précieux étant donné que l’on peut l’arracher uniquement durant une vingtaine de minutes à marée basse. Avec des seob bien frais, on prépare le « seobtang ». On n’a qu’à tremper les seob proprement lavés dans de l’eau et les faire cuire durant un certain temps jusqu’à ce que le bouillon devienne bien profond. Selon M. Jeong, ce n’est pas la chair, mais la coquille qui détermine la saveur succulente de ce plat liquide. Il y a aussi le « seobneureumi », un plat traditionnel que l’on ne peut déguster nulle part ailleurs. Dans de l’eau bouillante, on jette de la chair de moule coupée en petits morceaux et y fait infuser de la farine de blé. Cette soupe devenue un délice local était autrefois un plat qui permettait d’éteindre la faim durant les temps difficiles.


Mangez bien et restez en bonne santé !

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