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Cinéma & dramas

Bucheon Fantastic Film Festival 2021

#Tout un cinéma l 2021-07-07

Séoul au jour le jour


Le Bucheon Fantastic Film Festival est de retour malgré la pandémie qui perdure. Un système de quota sert à limiter le nombre de places dans les salles de cette bourgade au nord-ouest de Séoul. Comme on l'espère dans la plupart des festivals qui se réaniment cet été, les films indépendants pourront prendre des places abandonnées par les blockbusters des grosses productions. Est-ce le cas au Bifan 2021 ? C'est ce que nous allons voir.


* Présence sud-coréenne

Les spectateurs sud-coréens sont spécialement friands de films fantastiques. C'est connu. Le problème avec le Bifan a longtemps été sa définition trop large de ce qui constitue le fantastique au cinéma. Pourtant, deux ou trois ans avant la pandémie, l’événement cinématographique semblait resserrer les rangs autour d'un vrai choix de films fantastiques, notamment en y incluant plus largement les films d'horreur. Cette connection entre audience et festival se concrétise cette année avec le « Scary Tales Creation Support Program ». Ce dernier est un fond de soutien au court-métrages fantastiques produits dans le cadre des campus. Mais il faut s'attendre à ce que cela porte ses fruits l'année prochaine. Pour le moment, les longs métrages locaux en compétition ne brillent pas par leur originalité : citons « Action Hero » de Lee Jin-ho ou « Dieter Fighter » de Jeong Jee-young. Les films locaux du Bifan sont plutôt des rediffusions. Par exemple « The Day I died » de Park Ji-wan ou « Diva » de Cho Seul-yeah. Le « Bucheon Choice » ne comprend aucun films sud-coréens excepté un fillm du thaïlandais Banjong Pisanthanakun qui est produit par le sud-Coréen Na Hong-jin, réalisateur de « The Chaser », et distribué par Finecut. Faux documentaire (footage film) et chamanisme sont au programme de « The Medium ».


* Fantastique international

On l'aura compris : c'est du côté des films internationaux qu'il faut se tourner au Bifan. Là, il y a pléthore de films qui ont circulé dans les festivals sous pandémie. Un film français est à noter : « The Advent Calender » de Patrick Ridremont. Le cinéma de genre fantastique et d'horreur a le vent en poupe en France en ce moment. Ici, il s'agit d'une ex-danseuse en chaise roulante qui hérite d'un calendrier magique. L'Espagne, pays célèbre pour ses films d'horreur, présente « Baby » de Juanma Bajoulla et « The Barcelona Vampiress » de Lluis Danes.


Dans le premier, une jeune junky doit récupérer son bébé entre les mains d'une étrange commerçante d'enfants ; dans le second, situé à la fin du 19e siècle, il s'agit d'une enquête autour de la disparition d'une riche adolescente. A la manière des Giallo italiens, le film découvre et explore la perversion de la classe dominante. Enfin les Anglo-saxons ne sont pas en reste avec leurs histoires de serial killers. Citons « Coming Home in the Dark » du Néo-zélandais James Ashcroft et « Bloody Hell » de l'Autralien Alister Grierson.


* Sections spéciales

Deux sections du festival sont consacrées à ceux qui définissent le genre de manière plus radicale. La « Forbidden Zone » et la « Strange Hommage ». La première section offre « For The Sake of Vicious » du Canadien Reese Eveneshen au titre prometteur. On y retrouve les standards du genre : une jeune belle femme (une blonde) prise en otage dans son appartement par de très vicieux maniaques. Une sorte de version hard du célèbre « Wait until Dark » de 1967 avec Audrey Hepburn. Mais c'est dans la section « Strange Hommage » qu'on trouve les pépites du festival. Notamment « The amusement Park » de George Romero. Le film tourné en 1974 n'a pas connu de large diffusion, à l'époque, du fait de la pression des lobbies religieux (qui pourtant avaient aidé à la production de ce film censé promouvoir un héros âgé). Le film se ressent de l'influence de « Carnival of Souls » et de ses jeux de foire hantés. Notre héros « âgé » ne sait pas ce qui l'attend dans le train fantôme et autres joyeusetés transformées en cauchemard gore.


Citons aussi le célèbre « Blood Feast » de Hershell Gordon Lewis, le redoutable auteur des splatters films dont « Two Thousand Maniacs ». « Blood Feast » n'est pas son meilleur, mais on y voit quand même un adepte de Ramses et de Ishtar dépecer d'insouciantes jeunes filles de Miami. Avec un Roger Corman, deux rares films sud-coréens sont présents : « Gooseflesh » 2001, et « Grudge of the Sleepwalker » 1983. Si le premier est une histoire de fantôme, le second, signé Gang Beom-gu, représente le nouveau cinéma coréens d'horreur des années 1980. Une curiosité historique indéniable, donc.


Notons, enfin, que de nombreux films devraient être visibles sur la plate-forme Whatcha en ligne durant la durée du festival. L’événement dure du 8 au 18 juillet.

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