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Cinéma & dramas

Gang Dong-won et Louis Vuitton

#Tout un cinéma l 2022-06-29

Séoul au jour le jour

ⓒYONHAP News

L'acteur star Gang Dong-won est de retour comme ambassadeur de la marque de luxe française Louis Vuitton et comme acteur d'appoint sur le film « Broker » du Japonais Hirokazu Kore-eda, sélectionné à Cannes 2022. Quel est le rapport entre ces deux faits ? C'est ce que nous allons tenter de voir en évoquant la carrière récente de ce grand garçon.


* Modèle et acteur

Les débuts de carrière de Gang Dong-won sont connus : il a d'abord été mannequin pour des grandes marques de prêt-à-porter comme Gucci et Hugo Boss. Mais comme il avait l'accent de sa région natale, celle de Busan, une carrière au cinéma ou à la télévision n'était envisageable que dans des rôles régionalistes. Ce fut le cas avec la sitcom « Country Princess » où il put jouer de son accent. Au cinéma, il faut attendre 2005 pour le voir dans « Duelist », le malheureux film du toujours excellent Lee Myung-se. Le réalisateur en pleine crise de confiance reprendra l'acteur dans « M » en 2007. Ces deux flops ne vont pourtant pas décourager Gang Dong-won de faire du cinéma. Avec ses yeux de merlan frit et son allure de bébé géant, il compte des admiratrices par millions, non seulement en Corée du Sud et en Indonésie, mais aussi au Japon. Un pays qui le poursuit dans l'histoire de sa famille. Personnellement, Gang Dong-won dira plusieurs fois qu'il préfère les comédies. C'est pour cela qu'on le retrouve enfin dans un succès, celui du film « Jeon Woo-chi : The Taoist Wizard » en 2010. Cette fois, c'est fait, il est un acteur reconnu et non plus seulement une belle gueule pour jeunes filles en fleur. Il tourne un scénario de Kim Ki-duk « Secret Reunion » avec Song Kang-ho avant de rejoindre l'armée qu'il effectue sans dommages dans l'administration de la mairie de Séoul.



* La recherche du bon film

Gang Dong-won est dans les années 2010 tenté par des rôles dans des blockbusters, le genre à la mode de l'époque. On le retrouve dans des gros budgets à costumes comme « Kundo : Age of the Rampant », mais il n'est souvent qu'un faire-valoir accessoire. C'est le cas ici où il tient le crachoir à l'acteur star Ha Jung-woo. C'est pour cela peut-être qu'il tente un film d'auteur, le mélo « My Brilliant Life » de E-J Young. Mais là encore, l'acteur reste sur sa faim. « The Priests » en 2015 ne vole pas plus haut et il sert la soupe à la star Kim Yoon-seok ; idem pour « A Violent Prosecutor » où c'est Hwang Jung-min qui est à table. Gang Dong-won ne serait-il qu'un piège à spectatrices ? Tout porte à le croire. Après un dernier second rôle au service de Lee Byung-hun dans « Master » en 2016, l'acteur se rebiffe. Il claque la porte de sa société de management United Artist Agency et signe chez YG Entertainment. Là il retrouve des acteurs comme Cha Seung-won et Lee Sung-kyung.



* Le retour en SF ?

Après son changement de manager, Gang Dong-won semble vouloir trouver un genre à part dans le cinéma, un genre qui vient à peine d'émerger en Corée du Sud : la Science-fiction. Il faut dire que l'acteur vient de se planter avec le film « Golden Slumber », une imitation de la malheureuse série américaine « Jason Bourne », basé sur un roman japonais. C'est donc le brillant réalisateur Kim Jee-woon qui lui offre un premier rôle en or dans « Illang : The Wolf Brigade » adapté du célèbre manga nippon « Jin-roh ». Le film spectaculaire se crashe lamentablement malgré les efforts de Gang pour donner corps à son personnage enserré dans son armure. Les fans de « Jin-roh » pleureront longtemps ce navet SF. Puis vient un autre réalisateur de SF, peut-être le premier à lancer le sous-genre du film de zombie en Corée du Sud : Yeon Sang-ho avec le film « Peninsula » en 2020. En pleine pandémie, voilà Gang Dong-won qui joue les héros au milieu des zombies qui infestent le pays. Les zombies ont réussi enfin à réunifier les deux Corées. Las, le film n'est pas à la hauteur des espérances des fans du réalisateur de « Seoul Station » et « Train to Busan ». Et le grand Gang Dong-won en fait les frais. Il n'en abandonne pas pour autant les blockbusters et part à Hollywood tourner « Tsunami L.A » qu'on devrait voir bientôt sur les écrans. Entre temps, il tourne avec le Japonais Kore-eda, un film plutôt intimiste : « Broker ». Le lien entre Gang et le Japon sont connus ; son grand-père était un riche collaborateur au temps de la colonisation de la Corée. Le succès de l'acteur auprès des Japonaises ne se dément pas depuis ses débuts. Ce qui a du donner des idées à CJ Entertainment pour le faire jouer dans le film de Kore-eda. Du côté de la collaboration, l'intégration de Gang comme ambassadeur de la société Vuitton ; société célèbre pour sa collaboration avec les nazis pendant la seconde guerre mondiale, paraît couler de source même si l'acteur n'y est probablement pour rien. Après l'échec imminent de « Broker » sur les écrans coréens, et en attendant de voir l'acteur dans les défilés de la marque de Bernard Arnault et cavaler au milieu du tsunami de L.A, on peut le retrouver dans le clip vidéo de Joo Hyung-jin « I'll Hear ».

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