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L’art de la céramique céladon au pays du Matin clair

#Un regard sur la Corée l 2019-08-10

Entre nous

ⓒ KBS

Il faut remonter à 10 000 ans avant notre ère pour retrouver les premières traces de céramique coréenne. Les artisans vont ensuite s’inspirer des techniques de leurs voisins chinois, comme les glaçures, puis sous la dynastie Goryeo (918-1392), ils vont reprendre le procédé des grés à couverte vert de céladon.


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Le mot céladon désigne une teinte mais aussi un genre de céramique que l’on retrouve communément en Extrême-Orient. En Asie, le céladon est très estimé car il permet d’obtenir la couleur d’une pierre sacrée, le jade. C’est pendant le royaume Goryeo que le talent des potiers coréens a commencé à être reconnu par les chinois eux-mêmes. Des artisans particulièrement créatifs et ingénieux ont laissé libre cours à leur inspiration pour proposer de luxueuses céramiques aux motifs raffinés. La dynastie Joseon voit, quant à elle, l’avènement d’objets plus épurés et minimalistes avec notamment le buncheong, une forme de céramique en grès.


ⓒ KBS

Mais c’est bien sûr la belle couleur bleu-vert du céladon qui est la plus emblématique et a su traverser les âges pour se retrouver aujourd’hui exposée dans les musées du monde entier. L’art coréen de la céramique a notamment trouvé sa place au Grand palais à Paris en 2016 dans le cadre du 130e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée. Des potiers anciens et contemporains étaient exposés pour partager la riche tradition d’artisanat sud-coréenne. C’est un héritage qui se transmet donc toujours et des artistes coréens actuels utilisent les richesses de la céramique pour créer de nouveaux concepts et formes. On assiste même à des collaborations entre des céramistes et des artistes contemporains pour donner à ce matériau une puissance symbolique inattendue.

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