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Le Parlement a entamé son audit annuel sur les activités de l’exécutif

#Gros plan sur l'actualité l 2019-10-05

Journal

ⓒYONHAP News

L’audit parlementaire sur les activités du gouvernement a débuté le 2 octobre. Il s'agit du dernier audit de l'Assemblée nationale de la 20e législature. Il intervient à la moitié du mandat de Moon Jae-in et à environ six mois des élections législatives, prévues en avril prochain. Cet audit se déroule notamment dans un contexte marqué par des querelles politiques entre le pouvoir et l'opposition autour du scandale de corruption présumée impliquant le nouveau ministre de la Justice Cho Kuk et sa famille.


Cette année, du 2 au 21 octobre, 14 commissions parlementaires permanentes examinent les activités de 788 ministères et organismes gouvernementaux, contre 753 l'année dernière. Chaque année, l'audit parlementaire démarre le lendemain de l'ouverture de la session ordinaire d'automne de l'Assemblée nationale pour une durée de 20 jours. Il s'agit d'un moyen par excellence pour le pouvoir législatif d'exercer un contrôle sur l'exécutif. Ce qui fait que souvent les députés de l'opposition occupent le devant de la scène, tandis que les parlementaires du pouvoir sont sur la défensive.


Les soupçons pesant sur le ministre de la Justice Cho Kuk, nommé le 9 septembre dernier, devraient constituer la pomme de discorde majeure entre le pouvoir et l'opposition durant l'audit de cette année. Actuellement, d’un côté, les procureurs mènent des enquêtes pour faire la lumière sur les allégations impliquant le nouveau garde des Sceaux et sa famille. De l'autre, la présidence, le gouvernement et le parti au pouvoir qui appellent à une réforme du Parquet. Ce qui fait qu’une sorte de duel se dessine entre le ministre de la Justice et le chef du Parquet national. Récemment, le président Moon Jae-in en personne a souligné l'urgence de réformer le Parquet, donnant des ailes au ministre de la Justice. La société sud-coréenne se trouve également divisée. D'un côté, les partisans de la réforme du Parquet, qui supportent Cho Kuk. En face, les opposants au nouveau ministre de la Justice. Chaque camp organise des manifestations dans les rues pour faire entendre sa voix. 


Le Minjoo, le parti au pouvoir, souhaite profiter de cet audit pour souligner la nécessité d’une réforme du Parquet. Parallèlement, il compte examiner de près les politiques gouvernementales liées à l’amélioration de la vie quotidienne des citoyens et à la redynamisation de l’économie. Les partis d'opposition conservateurs, quant à eux, s'apprêtent à faire feu de tout bois pour faire plier Cho Kuk et le pousser à la démission. Le Parti Liberté Corée (PLC) et le  Bareun-Avenir, les deux principaux partis d'opposition, entendent mettre en exergue les soupçons pesant sur Cho Kuk et mobiliser la colère des opposants à sa nomination.


Parmi les autres sujets importants qui devraient être traités lors de cet audit figurent les négociations entre Washington et Pyongyang sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne, les restrictions commerciales imposées par le Japon à ses exportations vers la Corée du Sud, la décision de Séoul de mettre fin à son accord avec Tokyo sur le partage des renseignements militaires et, enfin, l'évolution de la peste porcine africaine sur le territoire national.

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