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Faut-il supprimer les ministères de la Réunification et de l’Egalité des sexes ?

#Gros plan sur l'actualité l 2021-07-17

Journal

ⓒYONHAP News

Un pavé dans la mare. Le patron du Parti du Pouvoir du Peuple (PPP) a réclamé l’abolition du ministère de la Réunification ainsi que de celui de l’Egalité des sexes et de la Famille, en estimant que « leur durée de vie avait pris fin » et qu’« ils n’avaient, dès le début, aucun rôle ».


Lors de son passage à la radio, le 9 juillet, le jeune chef de la première force d’opposition a souligné que le camp conservateur plaiderait pour « un petit gouvernement ». Selon lui, la Corée du Sud compterait un trop grand nombre de ministères par rapport à d’autres pays. Lee Jun-seok a précisé qu’il ne s’agissait pas de laisser tomber la réunification, mais de placer ce dossier sous la tutelle de la diplomatie afin de renforcer l’efficacité. Il a critiqué le ministère de la Réunification pour son impuissance face aux différentes provocations de Pyongyang, comme l’explosion du bureau de liaison intercoréen situé dans la ville nord-coréenne de Gaeseong ou l’assassinat d’un sud-Coréen en dérive dans les eaux nord-coréennes. Et de l’accuser de laisser le Service national du renseignement (NIS) et la Cheongwadae s’occuper de tout dans les relations intercoréennes.


Trois jours auparavant, le jeune dirigeant du PPP avait vivement pointé du doigt le ministère de l’Egalité des sexes et de la famille qui, d’après lui, se contente de lancer des projets de sensibilisation en plaçant les femmes en position minoritaire depuis 15 ou 20 ans. Il l’a accusé de ne faire que lancer des projets qui n’ont rien à voir avec sa vocation initiale, tels que celui d’aide publique au développement en Indonésie de l’ordre de 2,5 milliards de wons, soit 1,8 million d’euros, dans le but, semble-t-il, de péréniser sa survie, alors que le conflit entre les deux sexes ne cesse de s’exacerber dans le pays.


Le Minjoo, le parti au pouvoir, a vivement protesté contre une telle proposition. Il a reproché à Lee Jun-seok sa « misère philosophique » et son « esprit anticonstitutionnel ». Selon lui, la politique du « petit gouvernement » n’est plus d’actualité depuis la crise financière mondiale de 2008. Deux présidentiables du Minjoo sont montés au créneau. Le gouverneur de la province de Gyeonggi, Lee Jae-myung, a affirmé qu’il faudrait, au contraire, soutenir davantage les deux ministères, tandis que l’ancien Premier ministre Lee Nak-yon a qualifié la réclamation de Lee Jun-seok de « stupide » et d’« irresponsable ».


Comme la polémique prend de l’ampleur, elle devrait s’imposer comme l’un des sujets les plus chauds de la campagne pour la présidentielle.

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