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COVID-19 : premier jugement pour indemniser une victime des effets secondaires du vaccin

#Gros plan sur l'actualité l 2022-09-24

Journal

ⓒYONHAP News

C’est une première en Corée du Sud. La Justice a donné gain de cause à une personne victime d’effets secondaires du vaccin anti-COVID. Le tribunal administratif de Séoul a rendu ce verdict le mois dernier, mais l’information a été récemment révélée dans les médias.


Le plaignant est un trentenaire. En avril 2021, il a reçu le sérum AstraZeneca. Dès le lendemain, il a commencé à avoir de la fièvre. Il a ensuite éprouvé des vertiges et senti aussi ses jambes s’engourdir. A l’hôpital, le médecin a diagnostiqué une réaction anormale avant de déclarer le cas au centre de santé public. Des examens médicaux supplémentaires ont montré un saignement dans le cerveau et un angiome caverneux, c’est-à-dire une malformation de certains vaisseaux sanguins du cerveau.


L’intéressé et sa famille ont réclamé un dédommagement de 3,6 millions de wons, soit environ 2 600 euros, à l’Agence pour le contrôle et la prévention des maladies (KDCA). Pourtant, celle-ci a refusé de le lui verser en invoquant l’absence de lien de causalité entre la vaccination et la maladie. Afin de faire annuler la décision de la KDCA, la victime a saisi le tribunal administratif. Et ce dernier a estimé que le vaccin était bien à l’origine de la maladie étant donné que l’homme n’avait aucun symptôme avant l’injection du vaccin même s’il présentait des comorbidités.


Ainsi, la Justice a adressé un sévère rappel à l’ordre aux autorités sanitaires. Celles-ci ont reconnu jusqu’à présent seulement un tiers d’environ 65 000 dossiers traités parmi quelque 87 000 demandes d’indemnisation liées aux effets secondaires de la vaccination anti-COVID. Le verdict devrait avoir un impact sur huit autres affaires similaires actuellement en cours. Et il devrait motiver d’autres victimes non reconnues à saisir la Justice même si la KDCA a décidé de faire appel de ce jugement.


Par ailleurs, de nombreuses voix s’élèvent pour demander notamment deux choses. Il s’agit de reconnaître plus largement le lien de causalité entre la vaccination et ses effets secondaires, et de ne plus demander aux victimes de prouver, par elles-mêmes, leur mauvais état, ne disposant pas des connaissances médicales nécessaires pour cela.

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