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Saveur de Muan (II)

#Saveur du terroir l 2020-11-24

Séoul au jour le jour

ⓒ KBS

La vasière de Muan fait partie de la liste des sites Ramsar en Corée du Sud. Appelée « soie noire », cette zone humide caractérisée par une basse profondeur, une topographie complexe et des marées hautes et basses valorise la primitivité de la nature. 

Comme la semaine dernière, « Saveur du terroir » vous emmènera dans cette zone située dans le sud-ouest du pays du Matin clair pour vous faire découvrir divers plats à base d’aliments locaux.


ⓒ KBS

Ilno-eup, quartier situé vers le sud-est du comté de Muan, est reconnu notamment pour son énorme champ de nénuphar blanc. Appelé « baekryeon » en coréen, cette fleur de lotus est utilisée de diverses manières dont la décoration, l’ingrédient des plats et des médicaments. Le baekryeon qui est d’une qualité incomparable se différencie des autres lotus notamment par ses feuilles qui sont légèrement couvertes d’une membrane et ses tiges remplies de fibres. 

Aujourd’hui, Mme Jang, qui détient un énorme champ de baekryeon, succession de son beau-père, nous dévoile ses recettes à base de cette plante herbacée vivace. Tout d’abord, avec les pétales qui sont souvent utilisés pour infuser du thé, Mme Jang prépare un mets particulier, joli à voir, et bien sûr délicieux, appelé « baekryeonkkonipssam ». Sur un pétale, on dépose un morceau de canard fumé, divers légumes de différentes couleurs dont du poivron et du champignon, ainsi que des graines de nénuphar, avant d’enrouler et nouer avec du persil chinois.


En tant que plat fortifiant, on ne manque pas de préparer le « baekryeon yeongyangjjim ». Dans une étuveuse, on étale d’abord les feuilles de baekryeon. Ensuite, on la remplit avec divers aliments dont de la viande de porc, des ormeaux, du poulpe, du potiron et des graines de lotus, avant de les couvrir avec une grande feuille de baekryeon. On n’a qu’à cuire le tout à la vapeur, et cela devient un plat qui permet d’apprécier la saveur originale des ingrédients et de renforcer l’immunité, notamment en cette période de l’année. 

En pensant à son beau-père qu’elle a tant aimé, Mme Jung prépare son plat préféré, la pâte de riz « yeonbaekseolgi ». Dans la poudre de riz non glutineux, elle mélange la jeune feuille, les graines et les racines de baekryeon ainsi que les marrons. On le cuit à la vapeur environ une trentaine de minutes et cela devient un gâteau de riz rempli de nutriments.


ⓒ KBS

M. Kim s’est lancé dans le milieu culinaire, lorsque son père a été touché par un infarctus cérébral il y a 10 ans. Etudiant en architecture à l’époque, ce trentenaire devait remplacer son père malade pour gérer son petit restaurant. Afin de guérir son père, il s’est intéressé aux plats médicinaux depuis. 

Avec la viande de bœuf bien fraîche, M. Kim prépare le « yukhoenakjimuchim ». Il s’agit d’un plat, préparé particulièrement pour son père qui aime les saveurs bien tendres. Dans un bol, on étale la viande coupée en tranches fines, assaisonnées simplement avec de la sauce soja, de l’huile de sésame, du piment rouge en poudre, de la ciboulette et de l’ail. On y ajoute des poulpes légèrement cuits à la vapeur. On mélange le tout à la main. Il y a aussi le ragoût  « chimasal nakjijeongol ». Dans une casserole, on étale différents types de champignon, le navet coupé en petit cylindre et la ciboulette avant d’y verser du bouillon profond à base d’os de bśuf. On y trempe ensuite des poulpes et des morceaux de bavette coupée en tranches fines. Il s’agit d’un plat liquide bien chaud qui contribue à redonner de l’énergie.


Avez-vous apprécié notre voyage culinaire à Muan ? Nous vous proposons de visiter cette magnifique région qui vous fascinera avec sa vasière extraordinaire et sa cuisine locale.

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