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A la loupe

Le PLC créé un parti satellitaire réservé au scrutin proportionnel, une première dans le pays

#Gros plan sur l'actualité l 2020-02-08

Journal

ⓒYONHAP News

Une nouvelle formation politique, baptisée « le Parti Futur Corée (PFC) », a organisé son congrès constitutif mercredi. Le Parti Liberté Corée (PLC), la première force d’opposition, a fait assister à cette cérémonie un grand nombre de ses dirigeants et de ses sympathisants. Il s’agit en effet d’un « parti frère » conçu à ses couleurs et destiné à miser uniquement sur la liste proportionnelle dans le nouveau scrutin mixte. C’est le premier « parti satellite » créé à cette fin de l’histoire du pays. Han Sun-kyo, qui en est à son quatrième mandat de député au PLC, a quitté sa « maison » pour se mettre à la tête du nouveau parti. Et quelques autres élus devraient bientôt le suivre. A l’occasion de ce congrès, le patron du premier parti conservateur, Hwang Kyo-ahn, a tenu à souligner que les deux formations ne faisaient désormais qu’un et qu’ils avanceront main dans la main pour juger le gouvernement actuel.


Le PLC a décidé de recourir à ce stratagème afin de détourner, à son profit, la réforme électorale qui lui est en principe désavantageuse. Ce deuxième plus grand parti du pays transférera d’abord un bon nombre de ses députés au PFC, de sorte à en faire le troisième parti. Ensuite, il présentera ses candidats seulement au scrutin majoritaire pour renoncer à la représentativité proportionnelle, tandis que ce sera l’inverse pour son parti satellitaire. Dans ce cas, ses sympathisants devraient massivement voter pour ce parti connexe. Enfin, les deux formations n’auront qu’à fusionner une fois les élections législatives d’avril terminées.


A l’origine de cette ruse se trouve la dernière réforme électorale qui a adopté un nouveau scrutin mixte dit de « quasi-proportionnelle ». Elle maintient le nombre actuel de députés, à savoir 300. Mais elle attribuera 253 sièges à ceux qui auront obtenu plus de voix dans leur circonscription et 47 sièges à chaque liste en fonction du quotient électoral. Nouveauté : un système d’indexation s’y appliquera avec un prorata à 50 % dans la limite des 30 sièges. Quant aux 17 sièges restants, ils seront répartis à une proportionnelle traditionnelle. Par exemple, supposons qu’un parti ait élu directement dix candidats et obtenu 20 % des voix, soit l’équivalent de 60 sièges. De ce dernier chiffre se soustraient 10 sièges obtenus par scrutin majoritaire, et ensuite le résultat est divisé en deux. Cela donne 25 sièges. Des places à pourvoir dans un plafond de 30 sièges, cela en fonction des places gagnées par d’autres partis avec la même méthode.


Dans l’échiquier politique actuel, le PLC et son parti satellitaire pourraient ainsi totaliser 117 sièges, et rivaliser sérieusement avec le Minjoo, le parti présidentiel, qui devrait arriver en tête avec 126 sièges. Mais rien n’est garanti puisqu’il y a trop de facteurs incertains.

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