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A la loupe

Projet de créer l’Administration pour les sud-Coréens de l’étranger

#Gros plan sur l'actualité l 2022-05-14

Journal

ⓒYONHAP News

Le nouveau chef de l’Etat a réaffirmé la volonté de mettre en place un organe administratif dédié aux sud-Coréens établis à l’étranger. Yoon Suk-yeol avait présenté une telle promesse dans son programme officiel lors de sa campagne électorale à la présidentielle du 9 mars. Mais son comité de transition ne l’avait pas incluse dans la liste des 110 chantiers prioritaires du quinquennat, dévoilée le 3 mai dernier. Cet oubli a suscité l’inquiétude et la critique. Le président Yoon a voulu donc les dissiper lorsqu’il a rencontré, mercredi, quelque 1 100 sud-Coréens de l’étranger invités à l’occasion de sa cérémonie d’investiture.


Le dirigeant fraîchement intronisé a affiché l’intention de construire une communauté planétaire de la prospérité du peuple coréen. Il a annoncé quelques pistes de sa politique visant à améliorer les droits et intérêts des expatriés. Il a prévu, avant tout, de créer une administration qui leur permettra d’utiliser aussi facilement les services administratifs dans leur pays de séjour qu’en Corée du Sud. Il a promis aussi d’améliorer le système de vote de ses compatriotes vivant à l’étranger introduit il y a dix ans, de renforcer le réseau des expatriés selon les secteurs, et de dénicher les talents de la nouvelle génération, entre autres.


Une fois créée, l’Administration des sud-Coréens de l’étranger sera chargée de coordonner toutes les politiques dédiées à cette population. Pour le moment, celles-ci sont dispersées dans différents organismes tels que les ministères des Affaires étrangères, de la Justice, de l’Education, de la Culture, des Sports et du Tourisme, de la Santé et du Bien-être, de la Réunification, et l’Administration des ressources humaines militaires (MMA) chargée des nouveaux conscrits, entre autres. Un seul et même dossier peut relever de la compétence de plusieurs ministères ou bien rester à la frontière des domaines revendiqués par ces derniers. Donc, les administrés concernés ne savent pas souvent à qui s’adresser. Certes, la Fondation des Coréens de l’étranger (OKF) existe bel et bien depuis 1997. Mais elle a ses limites parce qu’elle n’est pas un service administratif mais une entité juridique.


Une précision. Les « sud-Coréens de l’étranger » englobent deux catégories selon la loi : les ressortissants à l’étranger qui gardent la nationalité coréenne, et ceux qui ont émigré tout en abandonnant leur nationalité ou leurs descendants en ligne directe sous réserve du décret présidentiel. En 2021, leur nombre a été estimé à 7,32 millions de personnes. Parmi leur pays et région de séjour, arrivent en tête les Etats-Unis avec 2,63 millions, suivis de la Chine (2,35 millions), du Japon (818 000), de l’Europe (680 000) et de l’Asie du Sud et du Pacifique (500 000).

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