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Cinéma & dramas

Bilan 2019 : une année exceptionnelle

#Tout un cinéma l 2019-12-18

Séoul au jour le jour


Cette année est marquée par deux records : la première palme d'or de Cannes pour « Parasite » et l'un des plus gros score de box-office pour l'industrie avec « Extreme Job ». Le premier montre le succès désormais international du cinéma sud-coréen et le second la puissance de l'industrie locale et l'importance du 7e art pour les héritiers de Hong Kil-dong.


* Ce n'est qu'un début...

Rappelons d'abord, que, pour l'industrie, l'année se termine entre fin janvier et début février, lors du Nouvel an lunaire ; les sorties de la fin décembre finissent d'encaisser leurs derniers sous en janvier. Ces films, à cheval entre deux années chrétiennes, donnent des chiffres trompeurs en continuant d'accumuler des wons. On attend donc les 3 films des 3 monopoles : CJ avec « Ashfall » de Kim Byeong-seo et Lee Hae-jun avec rien moins que Ma Dong-seok, Lee Byung-hun et Ha Jung-woo. Du super « bankable » en perspective. Le silence autour du film, la présence de deux réalisateurs au générique ne semblent pourtant rien annoncer de bon à voir sur les écrans de CJ. Lotte va, elle, tenter le jack-pot de fin d'année avec « Forbidden Dream ». Là aussi, on ne compte plus les stars « bankable » : Han Seok-kyu, Choi Min-sik, Kim Tae-woo et Heo Jun-ho. Cependant, même si c'est plus sérieux du côté de la réalisation avec Hur Jin-ho, là aussi, on peut douter du résultat car il s'agit d'un énième film autour du roi Sejong dont plusieurs films ont déjà tiré le portrait sous tous les angles. NEXT va, de son côté, tenter le coup avec « Start-Up » qui mise sur Ma Dong-seok, hautement « bankable » depuis le « Train to Busan » mais qui s'est usé sur plusieurs films ratés ces derniers mois.  


* Défonce des plafonds

Quoiqu'il en soit, le fameux plafond des 10 millions a été allègrement dépassé par les films des monopoles. « Extreme Job » arrive juste derrière « Roaring Currents » avec 17 millions d'entrées. « Parasite » et « Exit » sont aussi à 10 millions, cette année. Ensuite, on a les succès entre 2 et 5 millions d'entrées : « The Battle », « Bad guys : Reign of Chaos », « Kim Ji-young Born 1982 » jusqu'à « The Divine Fury ». Viennent ensuite les flops des films pourtant issus des monopoles comme « Tune in For Love », « A Resistance » ou « Battle of Jangsari ». Mais on ne fait pas d'omelettes sans casser d’œufs comme doivent se dire les actionnaires des monopoles. Car c'est une très bonne année pour eux. Et ceci, même si les productions hollywoodiennes progressent sur le marché.


* L'offensive hollywoodienne

Il n'y a pas que les films des monopoles qui ont raflé la mise. Hollywood a remporté des succès inégalés au pays du Matin clair. Pour la première fois, trois films ont dépassé la barre des dix millions d'entrées : « Avenger : End Game »,« Aladdin » et « Frozen ». On peu attribuer cela à un contrôle d'internet accru ; et Hollywood n’hésite plus non plus à envoyer ses stars promouvoir ses films en terres coréennes. Quoiqu'il en soit, Hollywood et les monopoles locaux se partagent 90 % des entrées, confirmant les prévisions des années 2000 et du « Nouveau Cinéma Coréen ». Malheur donc aux productions indépendantes et aux petits budgets. Pourtant « Lucky Monster », « Eunmi », « Way back home », « Our Village » et « The Odd Family », non diffusés hors festivals, montrent que les indépendants hantent toujours le pays.


* Metoo et des sud-Coréens passionnés de cinéma

Une petite sociologie du cinéma semble nécessaire, cette année. Le mouvement Metoo a démarré lentement en Corée du Sud, et, comme en Europe, ce sont surtout les artistes qui ont été visé. Des personnalités importantes comme Kim Ki-duk et Cho Jae-hyun ont du se mettre en retrait. Les scandales de semi-prostitution dans la K-pop s'amplifient et touchent aussi le cinéma dont les castings sont de plus en plus remplis de stars de ce milieu. Les spectateurs restent pourtant nombreux, motivés et bien encadrés par un système de marketing concentrés pratiqués par les monopoles. Ce qui n'empêche pas de consacrer le goût certain des sud-Coréens pour les rendez-vous galants ou entre amis dans les salles obscures.

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